Conférence-débat

"Le développement économique du Maghreb : quel rôle pour la France et l'Europe?"

Conférence-débat au Palais du Luxembourg en partenariat avec IPEMED - 8 juillet 2014

A l’occasion de la publication du rapport d’information « S’engager pour le développement du Maghreb : un défi, une obligation », coordonné par les sénateurs Josette Durrieu et Christian Cambon, IPEMED, avec le soutien du Sénat, a organisé un débat, le mardi 8 juillet autour de la thématique : «Le développement économique du Maghreb : quel rôle pour la France et l’Europe ?» 
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 http://www.ipemed.coop/fr/evenements-r18/seminaires-colloques-c135/seminaires-colloques-sc208/conference-debat-le-developpement-economique-du-maghreb-quel-role-pour-la-france-et-l%E2%80%99europe--a2304.html

   

CNN International

   

APCE - TURQUIE

Turquie : appel à un renforcement de la stabilité sociale et politique

  • 30/05/2014

Pour Josette Durrieu (France, SOC), rapporteure sur le dialogue avec la Turquie, à trois mois des élections présidentielles, la Turquie traverse à nouveau une phase d’interrogations. « La majorité des points à vérifier dans le cadre du dialogue postsuivi - évolution du régime démocratique en Turquie et réforme judiciaire notamment - reste dans l’immédiat une question ouverte, la constitution n’ayant pas été modifiée comme cela avait été prévu. L’élection présidentielle d’août 2014 sera une étape essentielle, mais ce n’est qu’après les élections législatives de 2015 que sera précisée peut-être l’évolution du régime », a-t-elle déclaré au retour de sa visite d'information du 25 au 29 mai 2014.

Elle a souligné que dans le domaine de la justice, les réformes et l’indépendance des juges et procureurs restent un point essentiel. « L’adoption de plusieurs paquets législatifs de réformes judiciaires avait été une avancée réelle depuis 2010. Mais les affaires liées aux allégations de corruption depuis décembre 2013 ont déclenché des turbulences diverses notamment liées au mouvement de Gülen. Ce mouvement est fortement ancré dans la société turque et dans certains secteurs, plus que dans d’autres, en particulier la justice et la police. La situation génère un affrontement sérieux avec le gouvernement. Les procès, les arrestations qui, au cours de ces 10 dernières années, concernaient essentiellement les militaires, les journalistes, les Kurdes ou les universitaires, risquent d’avoir comme nouvelle cible les pro-Gülen ».
 

« La violence de la répression policière à l’occasion des manifestions du parc de Gezi il y a un an, a été marquée par 8 morts et des milliers de blessés. Cela pose à nouveau le problème de l’exercice des droits sociaux et de la protection des droits de l’homme dans ce pays, en commençant par le droit de manifestation. Le drame de la mine de Soma et la mort de 301 ouvriers ont par ailleurs suscité la colère de la population. Le problème de la sécurité et des contrôles sur les lieux de travail, en particulier les mines, est posé. La convention de l’OIT sur la sécurité et la santé dans les mines n’a pas été ratifiée par la Turquie, qui devra probablement revoir l’ensemble des droits du travail », a ajouté Mme Durrieu.

« Rappelons que le Premier Ministre a engagé le dialogue avec les responsables Kurdes. Le cessez-le- feu semble respecté, mais on a signalé des incidents graves concernant des enfants. Au demeurant, les négociations ne démarrent pas. Et le processus de décentralisation est bloqué du fait de l’arrêt des discussions sur la réforme de la Constitution », a-t-elle souligné.

« Le souhait d’intégrer l’Union européenne, alors même que les critiques et les réserves sont fortes du côté occidental, m’a été confirmé dans les propos des responsables politiques », a ajouté la rapporteure. Elle précise aussi que « la Turquie est un pays qui connaît, encore, une croissance et une activité économique fortes. C’est aussi une puissance géostratégique méditerranéenne incontournable.

L’accompagnement du Conseil de l’Europe et celui de l’UE sont plus nécessaires que jamais dans cette période d’incertitude. Cet accompagnement devrait progressivement contribuer à la nécessaire stabilisation et à l’amélioration des standards démocratiques de la Turquie », a conclu la rapporteure.
   

Turquie-YouTube : la rapporteure salue la décision de la Cour constitutionnelle

Turquie-YouTube : la rapporteure salue la décision de la Cour constitutionnelle

  • 30/05/2014

Josette Durrieu (France, SOC), rapporteure de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) sur le « dialogue postsuivi avec la Turquie », salue la décision de la Cour constitutionnelle demandant la levée de l'interdiction de YouTube, une demande qu'avait aussi formulée l'Assemblée parlementaire.

«J'invite les autorités à mettre en œuvre sans délai cette décision, qui contribuera à garantir la liberté fondamentale d'information et marquera la volonté de la Turquie de se conformer aux standards européens et à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme. Cette décision souligne une nouvelle fois le rôle essentiel joué par la Cour constitutionnelle de Turquie dans la protection des libertés fondamentales», a conclu Mme Durrieu.
   

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