Commission Affaires Européennes


Mercredi 10 décembre 2014, 14h30


Question de Mme Josette Durrieu à Mme Anne Brasseur, Présidente de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe, dans le cadre de son audition devant la commission des affaires européennes du Sénat.

http://videos.senat.fr/video/videos/2014/video26069.htm

   

VIDEO


Commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat
- mercredi 3 décembre 2014 - 

Auditions de:
>  M. Hael AL FAHOUM, ambassdeur, chef de la mission de Palestine de France,
> M. Yossi GAL, ambassadeur d'Israël en France
> M. Laurent FABIUS, ministre des affaires étrangères et du développement international

Dans le cadre de la Proposition de résolution portant sur la reconnaissance de l'Etat palestinien.

Cliquez sur le lien ci-dessous:
http://videos.senat.fr/video/videos/2014/video25889.html
   

DISCOURS DE JOSETTE DURRIEU

Lundi 1er décembre 2014

 

Débat budgétaire en séance publique au Sénat

Mission « action extérieure de l’Etat »


 
Mme Josette Durrieu.

Madame la présidente, monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, mon propos portera sur Israël et la Palestine. J’y étais encore hier. J’étais à Ramallah vendredi, lorsque M. le ministre des affaires étrangères a prononcé son discours à l’Assemblée nationale. Aujourd’hui, j’aurais quelque peine à parler d’autre chose…

Je suis allée en Palestine en tant que membre du Conseil de l’Europe et de la sous-commission sur le Proche-Orient et le monde arabe. Je conduisais une délégation de quatorze parlementaires européens venus chacun d’un pays différent. Pour l’Europe, c’était le bon moment de faire ce voyage.

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Article de Presse

Josette Durrieu fait sa rentrée

Avant de partir en mission en Moldavie jusqu'à vendredi, la sénatrice Josette Durrieu a tenu à s'exprimer sur la situation du pays, les «affaires» et sur la réforme territoriale.

Josette Durrieu, le moral des Français est au plus bas. Vous, élue socialiste, donnez-nous des raisons d'espérer et de croire encore en ce gouvernement...

Quand on a autant de chômeurs, autant de personnes qui vivent dans la précarité, le moral ne peut pas être bon. Par ailleurs, on le sait, les Français ne sont jamais optimistes. Si on vit la relance économique en France et en Europe, cette reprise créera des activités et des emplois, le moral reviendra et on se reprendra à croire. Nous aspirons tous à cela.

Que pensez-vous des affaires «Thévenoud» et autres qui touchent le Parti socialiste ?

Dans l'affaire Thévenoud, j'ai été sidérée. C'est à la fois moins grave que certaines autres affaires, mais pire que tout, chaque Français paye ses impôts. Est-ce qu'à partir de ce cas, on peut dire «tous pourris» ?

Que dire alors des affaires sur l'autre banc qui relèvent d'un système et d'une organisation en bande qui nourrissent des partis et des politiques. C'est toujours de la malhonnêteté, mais à une autre dimension.

Et le livre sur François Hollande de sa compagne ?

J'ai la nausée. La société est malade, et pas seulement la classe politique. On a perdu tous nos repères. Le PS n'y échappe pas. Le mot socialiste, qui signifie priorité sociale, restera, mais la pensée sociale perd de sa substance. Elle est parfois en décalage avec les réalités du XXIe siècle dans le monde de l'entreprise.

Ne pensez-vous pas que ce gouvernement tape trop sur «les classes moyennes», les gens qui se lèvent tôt et travaillent dur ?

Cette population supporte l'essentiel de l'impôt. Cela paraît injuste, tout en étant incontournable. La réponse est dans l'impôt modéré, équilibré et progressif.

Ne faudrait-il pas d'abord remettre tout le monde au travail quand on voit le nombre d'emplois non pourvus par exemple?

Mettre tout le monde au travail ou que chacun ait un travail, c'est l'objectif prioritaire. Il faut créer les conditions pour que le nombre d'emplois et les activités économiques et industrielles puissent reconquérir le terrain. Le pacte de responsabilité est une réponse.

Les entreprises, et notamment les grandes, doivent être citoyennes et s'engager à fond. Les Français l'attendent.

Certains domaines d'activité doivent être explorés au maximum : il faut explorer les domaines d'activité porteurs : l'aéronautique pour les Hautes-Pyrénées avec 6.000 emplois non satisfaits en Midi-Pyrénées.

À titre personnel, quels sont vos projets et ambitions ?

Je n'ai aucune ambition personnelle. Je veux faire aboutir les projets concrets que je porte sur le terrain.

Lors de cet entretien, Josette Durrieu n'a pas souhaité s'exprimer et en dire plus sur sa position au conseil général des Hautes-Pyrénées, sur les relations PS-PRG dans le département ou encore sur son avenir politique.


«L'intercommunalité c'est la proximité»

Venons-en à la réforme territoriale. Que pensez-vous de la dernière mouture ?

On pense cette réforme depuis plus de cinq ans. Un vrai projet de territoire global et cohérent est nécessaire. C'est ce qui est proposé.

Le tohu-bohu autour du département a occulté ce projet territorial. Les métropoles se mettent en place. La superposition ville-agglomération-département-région ne donnait ni unité ni force. Les régions devaient trouver leur taille critique. Elles sont l'axe économique central et seront le chef de file des autres collectivités. L'intercommunalité est implantée et c'est la proximité. Le seuil de population en zone rurale doit être inférieur à 20.000 habitants. Le département est l'espace intermédiaire entre métropole et intercommunalité.

Le département se positionne dans l'espace intermédiaire entre métropole et intercommunalité. C'est l'espace le plus vaste. Reste à savoir ce que seront les compétences et la gouvernance. C'est le débat.

Dans quelles régions souhaitez-vous que notre département soit intégré ?

Je souhaite que les Hautes-Pyrénées restent en Midi-Pyrénées - Languedoc-Roussillon. Notre pôle d'attractivité, c'est Toulouse, l'une des capitales mondiales de l'aéronautique, et demain, c'est «l'Europe, la Méditerranée, le Maghreb et l'Afrique» qui sera l'axe du XXIe siècle. Que le Béarn vienne avec les Hautes-Pyrénées, c'est pertinent. Mais pour s'intégrer en Midi-Pyrénées.

Souhaitez-vous la disparition des conseils généraux ?

Je pense que les conseils généraux d'aujourd'hui risquent de disparaître. 2015-2020 sera une transition. La gouvernance future pourrait être une organisation nouvelle associant les présidents d'intercommunalité et les conseillers régionaux. C'est la proximité et la proximité du département avec la région.

   

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