Jumelage Lourdes Bethléem

lasemainedespyrenees.fr • Jeudi 3 mars 2016

Les dessous du Jumelage entre Lourdes et Bethléem


Le jumelage entre Lourdes et Bethléem a été finalisé mardi en Palestine en présence notamment
de Josette Bourdeu, maire de Lourdes et Josette Durrieu, Sénatrice des Hautes-Pyrénées.
Un aboutissement pour Josette Durrieu, qui s'est battue pendant plus de 10 ans avec son ami Bernard Sabella, député de Bethléem, pour arriver à un tel accord.

La Semaine : Depuis combien de temps vous battez-vous pour concrétiser un jumelage entre Lourdes et Bethléem ?

Josette Durrieu : Ce rapprochement entre Lourdes et Bethléem, je le souhaite depuis plus de 10 ans que je vais en Palestine et en Israël au titre de mes différentes fonctions en tant que membre et vice-présidente du groupe d'amitié France Palestine et France - Israël au Sénat, et présidente jusqu'à cette année de la commission Moyen-Orient du Conseil de l'Europe. Je n'oublie jamais que je viens des Hautes-Pyrénées et je n'oublie jamais quand je suis à Jérusalem ou à Bethléem que Lourdes fait partie intégrante du territoire que je représente. Lourdes et Bethléem sont deux grands sites religieux du Christianisme et du culte marial. Pour ceux qui croyaient en Dieu et ceux qui n'y croyaient pas :c'est une réalité... très forte. Et pour des laïques convaincus, dont je suis, la tolérance c'est le respect de l'autre et de ses croyances... en respectant «une prise de distance». Mais la réalité est aussi économique.
Et elle est également forte ! Lourdes est un pôle mondial de reconnaissance de la France et à plus forte raison des Hautes-Pyrénées. Conservons cette notoriété. Varions les activités. Le parc hôtelier est un équipement majeur pas seulement pour les pèlerins et les touristes... Mais aussi «les congressites». Où est la salle de congrès qui serait si opportune ?
Je trouve invraisemblable que l'on ne puisse pas se mobiliser autour de Lourdes.
Je suis fière de Lourdes lorsque je suis à l'étranger, je suis inquiète lorsque je suis en France. Il aura fallu plus de 10 ans pour rapprocher Bethléem et Lourdes avec mes partenaires et amis de ce territoire.
JosetteBourdeu, maire de Lourdes, a de suite répondu favorablement à ma demande lorsqu'elle a été élue maire et c'est pour cela que le dossier a abouti en si peu de temps. Son prédécesseur y était lui aussi tout à fait favorable mais il n'avait pas engagé les démarches minimums envers son
homologue de Bethléem. Il n'a pas été à la hauteur de ce que l'on attendait de lui.

Pourquoi ce jumelage est-il important ? Il y a bien entendu le côté cultuel, mais en ce qui me concerne, j'y ajoute des intentions fortes qui sont le rapprochement de nos peuples France - Palestine, de notre histoire religieuse, de notre jeunesse et le combat de la France pour la paix au
Moyen Orient. Je n'oublie pas que la France est protectrice des lieux saints. Arafat a su me le rappeler plusieurs fois lors des entretiens que j'ai pu avoir avec lui et notamment après une attaque par les Israéliens sur l'église de la nativité.

Il y a aussi le côté économique. Bethléem,c'est plus de 2 millions de visiteurs par an.
C'est l'un des sites religieux chrétiens les plus visités avec Jérusalem. Le tourisme cultuel à Lourdes, c'est environ 700 000 pèlerins mais selon les événements, c'est 3 à 5 millions de personnes. La fréquentation de Lourdes est en baisse et cela d'une façon dangereuse et redoutable. Il est important d'agir et de réagir à cette baisse de fréquentation. C'est l'affaire de tous.

Ne vous êtes-vous pas découragée ?
Non. Je n'ai jamais pour habitude de baisser les bras. On y est arrivé pour plusieurs raisons. Il y a eu tout d'abord ma persistance à proposer ce jumelage à tous les maires de Bethléem que j'ai rencontrés.L'idée a suivi son chemin jusqu'à finir par aboutir. J'ai eu aussi la chance pendant 5
ans d'avoir au Conseil de l'Europe comme collègue au quotidien le député chrétien palestinien, de Jérusalem Est, Bernard Sabella, qui lui aussi a cru en ce projet. Lors d'une rencontre à Bethléem en octobre2014 où j'étais accompagnée de Marie, ma petite-fille, Bernard et moi avons décidé
que nous foncions. Lui était avec sa fille.Nous avons dit quelles seraient les marraines.
Nous ne savions pas que nous y arriverions.
Nous sommes allés voir le consul général et nous en avons informé toutes les autorités palestiniennes. Véra Baboum, maire de Bethléem, qui est une très forte personnalité, a dit oui tout de suite. Elle a répondu favorablement à cette proposition comme l'avait accepté Josette
Bourdeu. Et c'est ainsi qu'au mois de mai de l'année dernière, a eu lieu à Lourdes en présence de Véra Baboun une première rencontre.
Que peut apporter ce jumelage entre les deux villes ?
Cela doit permettre de développer le tourisme et ses activités dérivées. Le tourisme religieux et cultuel en premier lieu mais aussi le tourisme en général, première activité économique des Hautes-Pyrénées en termes de chiffres d'affaires. Le tourisme religieux fait de Bethléem et de la Palestine un État aussi puissant en termes d'attractivités économiques et financières que le
Vatican. Cela doit permettre aussi de développer les moyens de transport (liaisons avions et charters notamment). Il doit aussi permettre de rapprocher nos peuples et notamment notre jeunesse. Cela va aussi permettre des rencontres de cultures différentes (musique, art, poésie...), cela peut aussi déboucher sur la création d'un festival, la célébration d'événements (fêtes
religieuses, anniversaires, pèlerinages...), la création d'un site internet commun mais aussi des projets pédagogiques (écoles, échanges, vacances...). Cela peut aussi permettre de lancer une coopération technique et un échange d'expérience autour de thématiques comme l'eau (potable,
l'irrigation) et l'écologie (entretien et protection de l'environnement, gestion
des déchets).

Comment réagissez aux difficultés que rencontrent Lourdes ?
Je les redoute. Lourdes est un pôle sûr et fort. Lourdes et l'aéroport sont les deux piliers
de l'économie des Hautes-Pyrénées avec Tarbes en 3ème position. Heureusement que par d'autres ont été créées les structures universitaires. On ne peut que regretter que Tarbes ne s'affirme pas comme pôle économique. Ça dure. Moi, je n'arrête pas de le dire et cela ne me vaut
pas que des amis. Si on passe à côté de la réalisation de la grande agglomération, on sera passé à côté et on n'y reviendra pas de sitôt. Certains sont toujours là pour passer à côté des grandes occasions. Leur responsabilité est engagée.
Il faut aider Lourdes au maximum et avec toutes les forces politiques du moment.

Patrick Sacristan


Repères
Bethléem est située en Cisjordanie, une région de Palestine, à environ 10 km au sud de Jérusalem, qui compte 30 000 habitants, essentiellement des Palestiniens musulmans.
La ville compte une petiten communauté de chrétiens palestiniens, une des plus anciennes communautés chrétiennes au monde. Son agglomération s'étend aux villes de Beit Jala et Beit Sahour.
La ville est un important centre religieux. La tradition juive, qui l'appelle aussi Éphrata, en fait le lieu de naissance et de couronnement du roi d'Israël David. Elle est considérée par les chrétiens comme le lieu de naissance de Jésus de Nazareth. C'est un lieu de pèlerinage qui génère une activité économique importante à la période de Noël. La ville est également le siège d'un
lieu saint du judaïsme, le tombeau de Rachel, situé à l'entrée de la ville.
Depuis 1995, aux termes des accords d'Oslo, la ville est sous administration de l'Autorité
palestinienne.

   

APCE - Présidence de Josette DURRIEU

SESSION ORDINAIRE janvier 2016

COMPTE RENDU


Lundi 25 janvier 2016 à 11 h 30


 
La séance est ouverte à 11 h 35, sous la présidence de Mme Durrieu, doyenne de l’Assemblée.


LA PRÉSIDENTE – La séance est ouverte.

 

1. Ouverture de la Session ordinaire de 2016

 

LA PRÉSIDENTE – Je déclare ouverte la Session ordinaire de 2016 de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

 
LA PRÉSIDENTE – Mes chers collègues, je me dois malheureusement de commencer par vous rappeler que Karl Ahrens, qui a présidé notre Assemblée d’avril 1983 à avril 1986, est décédé le 6 mars dernier et que Louis Jung, qui l’a présidée d’avril 1986 à mai 1989, est décédé le 22 octobre dernier. Je vous demande de respecter une minute de silence en leur mémoire.

 L’Assemblée observe une minute de silence.

 Mes chers collègues, je voudrais tout d’abord adresser un immense merci à Anne Brasseur, au moment où elle quitte ses fonctions, pour les missions qu’elle a assumées avec élégance, compétence et conviction. C’est l’image du Conseil de l'Europe qui est véhiculée par vous, les dignitaires que nous désignons, et notre fierté, la notoriété de notre institution, sont à la dimension de votre action. Alors, Anne Brasseur, merci pour votre action.
 
Si je suis à ce fauteuil aujourd’hui c’est parce que, selon la formule consacrée, je suis le membre qui a exercé à ce jour le plus long mandat dans notre Assemblée. En effet, élue sénatrice en 1992, je siège au sein de cette Assemblée depuis 1993. Ne calculez pas, cela fait bien des années ! C’est une vie, ma vie, une vie politique dans tout ce qu’elle a eu de plus dense, de plus fort que j’aurai vécue ici.

 Je ne dresserai pas un état des lieux ni ne ferai de rétrospective, mais je tiens à dire mon attachement et mon respect le plus profond à cette institution.

  Le Conseil de l'Europe a été créé en 1949 par dix pays fondateurs. Très tôt, un onzième est venu se joindre à eux, la Turquie. Il me plaît de le rappeler à mes collègues, mais aussi de dire aux Turcs eux-mêmes que si c’est pour eux une force, cela leur crée également des obligations.

 Je salue bien sûr les pères fondateurs du Conseil de l'Europe, Winston Churchill, Robert Schuman, Konrad Adenauer notamment, mais je veux surtout rappeler l’élargissement vers l’Est du Conseil de l'Europe de 1992 à 1994, que j’ai vécu. Nous nous sommes beaucoup interrogés : les Balkans, oui, mais le Caucase, était-ce l’Europe ? L’Oural, était-ce encore l’Europe ou les limites de l’Europe ? C’est en tout cas avec un enthousiasme immense que nous avons suivi ces autres pères fondateurs que sont Louis Jung, qui vient de décéder, Miguel Martinez et Catherine Lalumière.

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SENAT - Intervention de Josette DURRIEU

Jeudi 15 octobre 2015

En séance publique au Sénat

  
Débat sur le thème « la politique étrangère de la France : quelle autonomie pour quelle ambition ? »
   

Mme Josette Durrieu. Monsieur le président, monsieur le ministre, monsieur le président de la commission des affaires étrangères, mes chers collègues, vous l’avez compris, Robert del Picchia et moi-même avons mené ensemble ce travail, auquel s’est également associé Gaëtan Gorce, que je salue. Après Robert del Picchia qui vient de faire la conclusion, je vais me charger de l’introduction ! (Sourires.)

 

Nous avons pris pour point de départ une observation que font nombre d’intervenants aujourd’hui : la crise ukrainienne et l’annexion de la Crimée ont marqué un véritable tournant. Beaucoup l’ont déjà souligné : la Russie, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, a violé la souveraineté et l’intégrité d’un autre État européen. Elle a, de ce fait, renié ses engagements internationaux souscrits à Helsinki, en 1975, au titre des frontières et à Minsk, en 1991, vis-à-vis des nouveaux États formés après la disparition de l’URSS.

 

Dès lors, une question se pose : la Russie peut-elle encore être un partenaire ?

 

Avec la crise syrienne, ce pays est désormais une menace pour l’ordre régional. Ce constat a été rappelé : la Russie se place au centre du jeu, elle se livre à des démonstrations de puissance, elle défie la coalition et l’alliance, notamment en procédant à des survols de la Turquie. Il s’agit certainement d’une posture, mais c’est également un message.

 

Face à cette situation, l’Occident invoque toujours la surprise. Poutine est-il imprévisible ? Non ! Dans son discours de Munich, en 2007, il formulait déjà cet avertissement : « La Russie a toujours eu une politique extérieure indépendante. Nous n’allons pas faillir à cette tradition.»

 

Poutine est incontestablement l’homme qui fait l’histoire de la Russie aujourd’hui, en tout cas dans l’immédiat. C’est à la fois une personnalité, une méthode, une stratégie et des objectifs.

 

Ses buts sont clairs : conforter l’espace russe, affirmer la place et le rang de la Russie, renouer avec la puissance. La méthode qu’il met en œuvre est la suivante : avancer ses pions, selon les circonstances ; tester ses adversaires et ses partenaires et traquer leurs faiblesses – il est servi ! – ; être toujours en embuscade et coller aux événements.

 

Par sa rapidité d’action, Poutine renverse les situations. Par la voie de fait, il sanctuarise des situations devenues irréversibles. En Géorgie, en 2008, nous aurions dû être alertés, nous avons pourtant validé son action.

  Voir la vidéo : http://videos.senat.fr/video/videos/2015/video30318.html

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APCE - Intervention de Josette DURRIEU


SESSION ORDINAIRE DE 2015

______________

(Quatrième partie)

COMPTE RENDU de la vingt-neuvième séance

 

Lundi 28 septembre 2015 à 15 heures

 

Questions à M. le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe

 

Mme DURRIEU (France) – Nous parlons beaucoup des réfugiés, du drame qui les frappe et qui touche directement l’Europe ; nous en évoquons toutes les causes : elles sont économiques – la pauvreté – et politiques – les conflits. Mais nous n’avons pas beaucoup parlé de cette cause majeure qui aura probablement des effets très lourds sur l’immigration future : les changements climatiques. Réchauffement, dérèglement : à la fin du siècle, 50 à 150 millions de personnes peuvent être mises en mouvement et, par conséquent, se rendre en Europe ou dans d’autres pays.

La COP 21 qui se tiendra à Paris est un moment essentiel : il faut un accord universel et contraignant. Comment comptez-vous mobiliser les pays d’Europe qui, dans l’immédiat, ne le sont pas encore, pour cette cause essentielle ?

 

M. LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL* – Je ne sais pas ce que je peux faire. La France a pris l’initiative dans bien des domaines et je suis impatient de participer à ce sommet à Paris ; j’espère que l’on parviendra à un accord.

Je ne sais pas très bien ce que je dois faire pour rallier chacun à cette cause. Si je devais intervenir, les Présidents et les Premiers ministres me demanderaient de m’occuper d’abord des droits de l'homme plutôt que de l’environnement. Je pourrais toujours répondre que les démocraties peuvent jouer un rôle important, même lorsqu’il s’agit d’assurer la sauvegarde de la planète. Nous n’avons pas grand-chose dans notre « boîte à outils » nous permettant d’exercer une influence sur ce processus.

   

Mardi 29 septembre 2015 à 15 h 30

 

Une réponse humanitaire et politique globale

à la crise des migrations et des réfugiés en Europe

(Débat d’actualité)

 

Mme DURRIEU (France) – Faire face à la crise des réfugiés, comme vient de le dire notre ami M. Loukaides, cela paraît évident, c’est urgent et c’est une question de vie et de mort. Mais il s’est également demandé, et je le rejoins sur ce point, ce que nous avons fait et ce que nous pouvons faire pour prévenir de telles crises. Qu’allons-nous faire également pour ramener la paix ? Telles sont les questions que nous devons nous poser.

 

L’exode est massif et il s’accélère. Mme Boldrini disait tout à l’heure, et elle a raison, que ces personnes ont perdu l’espoir. Les raisons en sont nombreuses.

 

D’abord, le conflit s’intensifie. C’est une guerre, soit – mais quelle guerre ? Au départ, c’était une révolte, qui s’est transformée en guerre civile. Maintenant, c’est incontestablement une guerre par procuration : comme beaucoup l’ont dit, l’Iran, l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis sont impliqués – mais aussi l’Europe, avec les djihadistes qui partent de chez nous, notamment de France, et cela nous fait mal. Cette guerre, n’est peut-être plus la guerre de ceux qui quittent la Syrie.

 

Et puis il y a les restrictions. Cela a été dit, mais répétons-le : alors que l’Onu attendait, en septembre 2015, 4,5 milliards de dollars, il en est arrivé moins de 2 milliards. Saluons donc les efforts de ceux qui en font, et qui ne sont pas comparables à ce que nous essayons de faire. Merci, à cet égard, à la Turquie généreuse. Cela ne nous empêche pas de poser des questions au président turc, par exemple celle-ci : quel est son premier adversaire – est-ce les Kurdes, Bachar el-Assad ou Daech ? Merci à la petite Jordanie, qui accueille 1 million de réfugiés, et même sans doute davantage. Merci au Liban. Merci également au Canada pour l’offre qui vient d’être faite. Que représentent 180 000 réfugiés pour les 28 Etats de l’Union européenne ?

 

Les Syriens ont tenu un an, deux ans, cinq ans, puis ils sont partis. Ils ont quitté la Turquie et la Syrie. Ils savent qu’ils ne reviendront pas dans leur pays. Quel pays, d’ailleurs ? La Syrie a explosé. Peut-être ne redeviendra-t-elle pas la Syrie que nous avons connue. La logique des migrants est donc simple, et ce serait aussi la nôtre si nous étions à leur place : tant qu’à vivre un exil, autant choisir le pays vers lequel on se dirige, pour choisir son avenir et celui de ses enfants.

 

Le processus s’accélère, mais les gens quittent d’autant plus vite les camps que la Turquie annonce la fermeture de ses frontières. On peut la comprendre, mais cela veut dire que l’on ne pourra plus transiter par la Turquie. Il faut donc partir vite, et 500 000 personnes ont ainsi quitté Alep en un mois.

 

Il y a ceux qui partent et ceux qui ne partent pas : ceux qui restent en Syrie ou en Turquie et qui regardent sur Facebook les martyrs, les humiliations que subissent leur famille, leurs amis, leurs enfants qui sont partis. À cet égard, l’enfant de Bodrum restera le symbole de l’échec de l’humanité. Oui, il restera notre honte. Que faire, tout de suite, pour la paix ? Que faire pour assurer l’avenir de cette région ?

                   

Mercredi 30 septembre 2015 à 10 heures

   

Discours de M. Zvizdić, Président du Conseil des ministres

de Bosnie-Herzégovine

 

Mme DURRIEU (France), porte-parole du Groupe socialiste – Vingt ans de paix depuis les Accords de Dayton : c’est essentiel et vous l’avez rappelé, Monsieur le Président du Conseil des ministres. La stabilité des Balkans est indispensable pour la paix en Europe, mais le processus politique semble malheureusement bloqué à l’heure actuelle à Sarajevo.

 

Est-il nécessaire, selon vous, de modifier la Constitution ? La tutelle du Haut Représentant de la communauté internationale n’est-elle pas un obstacle à l’émergence d’une conscience nationale et à l’engagement politique du peuple ?

 

M. LE PRÉSIDENT DU CONSEIL DES MINISTRES DE BOSNIE-HERZÉGOVINE* – Le processus engagé en Bosnie-Herzégovine commence à porter ses fruits. Nous poursuivons trois objectifs prioritaires, l’intégration européenne, le développement économique et la primauté du droit, tout en nous efforçant de répondre à nos obligations dans le cadre du processus de paix. Dès lors que la Bosnie-Herzégovine aura démontré sa capacité à assumer les responsabilités aujourd’hui confiées au Haut Représentant, nos institutions pourront jouer pleinement leur rôle au plan législatif comme au plan exécutif.

   

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